Les emplois dans les fermes industrielles

La promesse d’offrir de l’emploi est l’un des arguments les plus convaincants qu’utilisent les promoteurs d’EEI, spécialement dans les collectivités désertées par les jeunes. Toutefois, le peu d’emplois qui sont offerts par les fermes industrielles sont accompagnés de nombreux problèmes. Ceux-ci découlent en grande partie du fait que les fermes industrielles sont assujetties à des règlements sur le travail moins rigoureux qui ont été conçus au départ pour les fermes familiales et les travailleurs agricoles qu’elles embauchaient. Les fermes industrielles sont des entreprises industrielles, mais leurs travailleurs ne jouissent pas du même niveau de droits et de protection que celui que les autres travailleurs d’usine ont obtenu.

Problèmes de santé au travail

Le travail dans une ferme industrielle est une occupation dangereuse. Les dangers de maladie auxquels sont exposés les employés de porcheries comprennent les infections, l’affection des voies respiratoires supérieures, l’affection des voies respiratoires inférieures (y compris le syndrome toxique dû aux poussières organiques (ODTS), l’asthme professionnel, la bronchite aiguë ou subaiguë et la maladie pulmonaire obstructive chronique), et la pneumopathie interstitielle. Les risques de blessures auxquelles s’exposent les employés de porcherie comprennent les irritations des yeux, des voies nasales et de la gorge, les lésions traumatiques, la déficience auditive due au bruit, les piqûres de seringues, l’empoisonnement au sulfure d’hydrogène (H2S), l’empoisonnement au monoxyde de carbone (C0), les maladies infectieuses, l’électrocution, la contrainte thermique et la noyade. Pourtant, dans de nombreux territoires, les fermes industrielles ne sont pas obligées d’être assurées par la commission des accidents du travail. Ainsi, si un travailleur subit des blessures au travail ou s’il est frappé par une maladie chronique, c’est le système de santé public, le travailleur et sa famille qui devront en assumer les coûts. Le résultat peut être une blessure de longue durée qui empêchera le travailleur de se trouver un autre emploi.

Bas salaire

L’industrie de l’élevage intensif vise uniquement à maximiser la production et à minimiser les coûts. L’un des coûts qui est minimisé est celui de la main-d’œuvre, de sorte que les travailleurs d’EEI ont des salaires peu élevés. Les normes du travail qui s’appliquent à d’autres industries, comme les jours fériés, les heures de travail, etc., ne sont pas nécessairement appliquées dans les fermes industrielles. En outre, les EEI ne sont habituellement pas syndiqués (une seule ferme au Canada s’est dotée d’un syndicat). La combinaison bas salaire/conditions d’emploi médiocres se traduit par un taux de roulement élevé. De nombreuses entreprises doivent embaucher de nouveaux employés à l’étranger, puisque les travailleurs locaux et canadiens peuvent trouver des emplois plus intéressants.